Randonnées à pied ou à vélo.

Randonnées à pied ou à vélo. Tour du Mont Blanc. Tour de Corse Bastia Centuri Saint Florent L'Ile Rousse Galéria Piana Sartène Alata Bonifacio Golfe de Santa Manza Zonza Zicavo Vivario Calacuccia Asco Oletta

lundi, janvier 1 2018

Ce que vous trouverez dans ce blog

Ce blog retrace les différents parcours que nous avons effectués, depuis maintenant plusieurs années. Au début, à pied, c'est dorénavant à vélo que nous découvrons de nouvelles régions.

Le vélo est sans aucun doute l'un des moyens les plus sympas pour voyager. Le contact humain est beaucoup plus facile. En effet, l'arrivée du cycliste randonneur suscite toujours autant d'intérêts auprès des locaux. Les conversations s'engagent spontanément.
La méfiance disparait rapidement pour laisser place à l'envie mutuelle de mieux connaître nos différents environnements et mode de vie.

Et puis, quiconque n'a jamais pédalé sur des routes désertes où règne le calme absolu, ne peut s'imaginer ce que ressent le cycliste randonneur émerveillé par la beauté des paysages.

Tout simplement, un pur moment de bonheur !

Le but de ce blog est de vous faire découvrir de belles régions et surtout, de vous donner envie de nous imiter.

Qui sait ? Peut-être que nos routes se croiseront lors d'un prochain périple.

En attendant, n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, c'est avec plaisir que nous répondrons à toutes vos questions.

Bonne lecture.

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La Corse Mare e Monti. Du 12 juin au 26 juin 2017

Départ de Bastia. Traversée du Nebbio. Etape à Casamozza. La Casinca. La Castagniccia. Etape à Piédicroce. La Costa Verde. Etape à Ghisonaccia. La Costa Serena. Le Col de Bavella. L'Alta Rocca. Etape à Sainte Lucie de Tallano. Sartène. Campomoro. Etape à Propriano.
Loretto de Tallano. Aullène. Le Haut Taravo. Etape à Olivèse. Col St Georges. Col de San Bastiano. Etape à Tiuccia.
Sagone. Cargèse. Les calenches de Piana. Etape à Porto.
Ballade en mer dans les calenche de Piana, la réserve de Scandola et le village de Girolata.
Evisa. Col de Vergio. Le Niolo. Etape à Casamaccioli. L'Ostriconi. Belgodère. La Balagne. Etape à Feliceto.
San Antonino. Pigna. L'Ile Rousse. Le Désert des Agriates. Le Nebbio. Etape à Saint Florent.
Patrimonio. Santa Maria. Nonza. Canari. Etape à Centuri.
Col de la Serra. Rogliano. Macinaggio. Erbalunga. Bastia

Le Tour de la Manche. Du 4 juin au 16 juin 2016

Départ de Roscoff. Traversée Roscoff - Plymouth. Tavistock. Okehampton. Exeter. Exmouth. Sidmouth. Seaton. Axminster. Dorchester. Weymouth. Swanage. Poole.
Traversée Poole - Jersey. Tour de l'ïle de Jersey. Traversée Jersey - St Malo. Dinard. Matignon. Fréhel. Erquy. Pléneuf. St Brieuc. Pordic. Binic. Portrieux. Paimpol
Trédarzec. Tréguier. Perros Guirrec. Trégastel. Trébeurden. Lannion. Plestin Les Grèves. Locquirec. Plougasnou. Morlaix. St Pol de Léon. Roscoff.

La Galice. Du 1 er juin au 14 juin 2015

Mondonedo, Guitiriz, Saint Jacques de Compostelle, Combarro, Vilagarcia de Arousa, Muros, Queiroso, Laxé, La Corogne, Cedeira, Celeiro, Mondonedo



Tour de Belgique du 16 juin 2014 au 27 juin 2014.

Namur, Louvain, Malines, Gand, Bruges, Ostende, Courtrai, Rollegem, Tournai, Mons, Lompret, Dinant, Falaën et La Roche en Ardennes.



Alsace - Allemagne - Vosges du 17 juin 2013 au 25 juin 2013.

Baume Les Dames - Montbéliard - Mulhouse - Rixheim - Bâle - Rheinfelden - Bad Sackingen - Laufenburg - Waldshut - Schaffhausen - Stuhlingen - Bonndorf - Lenzkirch - Neusstadt - Titisee - Hinterzarten - Kirchzarten - Fribourg - Neuf Brisach - Colmar - Kaysesberg - Riquewihr - Ribeauvillé - Orbey - Col de la Schlucht - La Bresse - Cornimont - Le Thillot - Fresse sur Moselle - Lure - Villersexel - Baume Les Dames



Tour de l'Ardèche du 18 juin 2012 au 25 juin 2012.

Langogne - Le Béage - Saint Martin de Valamas - Le Col du Marchand - Le Cheylard - Alba La Romaine - Salavas - Montselgues - Langogne.


Tour de Corse à vélo du 7 juin 2011 au 23 juin 2011.

Bastia - Centuri - Saint Florent - L'Ile Rousse - Calvi - Galéria - Porto - Piana - Cargèse - Sagone - Alata - Ajaccio - Propriano - Sartène - Bonifacio - Santa Manza - Porto Vecchio - Zonza - Aullène - Zicavo - Ghisoni - Vivario - Corte - Casamaccioli - Ascot - Oletta - Bastia


Le long des canaux. Juillet 2010.


Randonnée à vélo le long des canaux du Nivernais, de Bourgogne et du Centre du 30 juillet 2010 au 6 août 2010. Bourbon Lancy - Decize - Cercy La Tour - Chatillon en Bazois - Chaumot - Tannay - Clamecy - Lucy sur Yonne - Merry sur Yonne - Mailly LaVille - Mailly Le Chateau - Accolay - Vermenton - Poilly sur Serein - Tonnerre - Ancy Le Franc - Montbard - Venarey Les Laumes - Pouilly en Auxois - Pommard - Volnay - Meursault - Puligny Montrachet - Santenay - Blanzy - Montceau Les Mînes - Ciry Le Noble - Palinges - Paray Le Monial - Digoin - Bourbon Lancy

Tour du Mont Blanc. Août 2008.


Randonnée pédestre tout autour du Mont Blanc du 16 juillet 2008 au 27 juillet 2008. Les Houches - Refuge de Bellachat - Refuge du Lac Blanc - Refuge de Charamillon - Col de la Forclaz - Champex d'En Haut - Ferret - Refuge Bonatti - Refuge Bertone - Refuge Maison Vieille - Chalet des Mottets - Les Contamines Montjoie - Les Houches

Tour du Queyras. Juillet 2006


Randonnée pédestre du 17 au 26 juillet 2006
Ceillac - Col d'Estronques - Saint Véran - Col de Chamoussières - Refuge Agnel - Col Vieux - Ristolas - Colette de Gilly - Abriès - Col Malrif - Fonts de Cervières - Col de Péas - Souliers - Crête de Côte Belle - L'Isoard - Brunissard - Crête des Echelles - PLan du Vallon - Col de Furfande - Granges de Furfande - Les Escoyères - Bramousse - Col de Bramousse - Ceillac.

jeudi, juin 29 2017

La Corse 2017 Mare e Monti

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Six années se sont écoulées et nous voici de retour en Corse.

Du 12 au 26 juin, nous allons pédaler en partant de Bastia, en prenant la direction du Sud pour rejoindre la Casinca, la Castagniccia puis la Costa Verde.

Après la Costa Serena, nous rentrerons en Corse du Sud en franchissant la montagne par la Col de Bavella. Nous serons alors dans l'Alta Rocca.

En quelques coups de pédales, nous allons ensuite rejoindre la côte Ouest, en nous dirigeant vers Propriano.

En repartant vers l'Est, pour la seconde fois, nous allons gravir la montagne pour monter jusqu'à Olivese dans le Haut Taravo.

La beauté de la côte Ouest, va nous attirer à nouveau dans la région de la Gravona et de la Cinarga.

Nous nous accorderons une journée de repos à Porto pour une ballade en mer au pied des Calenche de Piana puis en longeant la Réserve de Scandola.

Bien reposés, dernier assaut de la montagne dans le Niolo que nous atteindrons par le Col de Vergio.

De retour en Haute Corse, nous regagnerons la Balagne pour longer la côte Ouest, puis traverser le Désert des Agriates.

Enfin dans un dernier effort, nous ferons le tour du Cap Corse pour retourner à notre point de départ Bastia.

Au total 13 étapes et près de 900 kms. Une rando musclée qui s'annonce formidable sous le chaud soleil de cette seconde partie du mois de juin.

La dernière semaine précédant notre départ a très vite défilé et les préparatifs nous ont, une nouvelle fois, mis très rapidement dans l'ambiance. La liste nous permettant de ne rien oublier s'allonge chaque année davantage et c'est toujours avec la même exaltation que nous avons fait rentrer tout notre barda dans les sacoches qui nous surprennent encore par leur capacité. C'est fou ce que l'on peut faire entrer là dedans. Quand c'est plein, il y a encore de la place !

Il y a 6 ans, nous avions regagné Marseille par le train. Le très long voyage nous ayant laissé des souvenirs marquants, cette fois-ci, c'est en voiture que nous filons vers la capitale de la région PACA. Il fait chaud lorsque nous franchissons le viaduc de Millau.

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Il fait encore plus chaud lorsque nous traversons Montpellier où le mercure dépasse très largement les 33 °. Cette chaleur ne va plus nous quitter durant les 15 prochains jours, rien à voir, donc, avec la météo du mois de juin 2016.

Ma première crainte se précise ! Faire entrer facilement le 5008 dans le parking QPark Joliette de Marseille où nous avons décidé de laisser notre véhicule.
La réservation a été faite plusieurs mois plus tôt par internet. A la question posée par mail, demandant si l'accès était facile pour un 5008 et aussi, pour savoir s'il était facile de quitter le parking avec des vélos lourdement chargés. La réponse m'est rapidement revenue : "Tout est prévu pour, cher Monsieur" !
Me voilà donc rassuré ! Enfin presque ...!

Pour 129 euros, je vais donc pouvoir laisser ma voiture du 12 juin à 16 h au 27 juin à 10 h. Un code barre m'a été délivré par mail, à moi d'en faire bon usage pour pénétrer dans le parking !

Vous commencez à connaître mon caractère méticuleux, aussi je ne vous surprendrez pas en vous disant que j'ai pris la précaution de visionner par Google Earth, l'emplacement du parking, situé près du port d'embarquement. Ceci m'a permis de ne pas suivre les indications du GPS qui voulait me faire prendre un sens interdit pour pénétrer dans le parking.

Le code barre lu par la borne d'accès, la barrière se lève et c'est très agréablement surpris que nous pénétrons au premier niveau. Toutes les places sont occupées. L'accès au niveau supérieur se fait en plan incliné, les virages sont suffisamment larges pour ne pas laisser un bout de pare choc à chaque angle ! Ce n'est qu'au 4 ème niveau que je vais trouver une place libre.
Nous sommes arrivés à 15 h, la réservation débutant à 16 h, nous aurons donc un supplément à payer à la sortie, mais çà, c'est une autre histoire que nous vivrons lors de notre départ dans 15 jours !

Si nous sommes arrivés à 15 h, c'est pour suivre les conseils des derniers mails envoyés en rafales, par la compagnie Corsica Linéa, nous demandant de nous présenter au départ d'embarquement à 16 h en raison du plan Vigipirate. Le départ pour Bastia étant prévu à 19 h, nous allons avoir le temps d'attendre.
Sans plus tarder, nous équipons les randonneuses qui ont sagement voyagé à l'intérieur du 5008. Seule la roue avant a été enlevée. Un système bricolé de porte vélo, les a maintenues fermement en place durant tout le voyage.

Reste donc à quitter le parking avec nos lourds vélos et, heureuse surprise, le monsieur du parking avait raison, tout est prévu pour. C'est sur nos vélos que nous redescendons les 4 niveaux et que nous franchissons un passage piéton, près de la barrière d'entrée.
Très bon parking donc, que je conseille volontiers !

Direction le port d'embarquement que nous regagnons en circulant sur les trottoirs pour atteindre la Porte Chanterac.
Le Pascal Paoli, nous attend déjà. Il s'est fait ravaler la façade, adieu la SNCM, bonjour la Corsica Linéa ! Du blanc et bleu, il a viré au rouge !

Une charmante personne enregistre notre embarquement et nous voici en attente avec les motards et les toutes premières voitures, 300 m plus loin, heureusement à l'ombre, sous un immense bâtiment.
C'est l'embarquement des camions qui a débuté et le balai incessant des tracteurs chargés d'embarquer les remorques est toujours aussi spectaculaire !

Un premier feu vert nous est donné pour nous déplacer de 200 m supplémentaires où nous subissons un premier contrôle avec l'ouverture rapide d'une sacoche prise au hasard.

Enfin 3 ème arrêt, au pied du navire, ce qui nous donne une vue encore plus impressionnante de ce mastodonte !

20 mn plus tard, dernier feu vert, c'est la ruée, poussez pas, il y aura de la place pour tout le monde !
Les vélos sont rangés au pont 3. Le pont est traversé pour regagner l'ascenseur mais, un nouveau contrôle est effectué et cette fois, toutes les sacoches sont ouvertes, le tout avec courtoisie, par deux agents de la Corsica Linéa. Pas de produit inflammable pas d'objet tranchant ? Si, un petit couteau pour le pique nique mais celui ci ne nous sera pas confisqué !

5 mn plus tard, nous retrouvons notre cabine avec hublot située à l'avant du navire. C'est peut être la même qu'il y a 6 ans. Elle, elle n'a pas été repeinte, pas plus d'ailleurs que les couloirs du Pascal Paoli qui mériteraient un petit coup de jeunesse mais le navire est tout de même très confortable.

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C'est avec un léger retard que nous quittons Marseille tout en laissant aux Marseillais un souvenir polluant bien involontaire de notre part !

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Ne vous y trompez pas, nous sommes toujours à Marseille, mais il faut bien reconnaître que cette photo rappelle étrangement les événements tragiques qui se sont produits à New York en septembre 2001.

Bye Bye, Les Docks.

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Bye Bye, la Cathédrale Sainte Marie Majeure.

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Bye Bye, Notre Dame de la Garde.

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Bye Bye, Le Vieux Port.

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Le port à peine quitté, le pilote quitte déja le navire, mais, nous en avons vu bien d'autres, nous partons tout de même sereinement, depuis que le Pascal Paoli fait le voyage, il connait la route par coeur !

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C'est au restaurant du Pascal Paoli que nous allons terminer la soirée. C'est un peu cher mais après tout, il faut savoir se faire plaisir de temps en temps. Pour 47 euros, 2 énormes pizzas (une seule aurait suffit !) et 2 desserts.

A demain, pour de nouvelles aventures.

Prochaine étape : De Bastia à Casamozza

Corse 2017 - 1 ère étape De Bastia à Casamozza

Mardi 13 Juin 2017

Excellente nuit à bord du Pascal Paoli.

A 6h du mat, à l'heure prévue, le Pascal Paoli entre au port de Bastia.

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Le navire à peine à quai, nous regagnons le pont 3, mais, pour accéder au petit compartiment où sont rangés les vélos, nous allons devoir parcourir un labyrinthe entre les remorques des camions pas encore débarquées.
Elle sont tellement serrées que nous passons très difficilement et ce n'est qu'après plusieurs minutes que nous trouvons enfin nos chères randonneuses qui, elles aussi, ont passé une nuit très calme.

Les sacoches mises en place, nous quittons le Pascal Paoli au milieu du trafic des camions qui signalent leur sortie à grands coups de klaxon.

Les Corses ne sont pas encore tous levés lorsque nous faisons nos premiers tours de roues et sans attendre, à la sortie du premier rond point, un bar nous attire (déjà !) mais c'est uniquement pour avaler notre petit déjeuner !

Nous ne nous attardons pas, mieux vaut traverser Bastia avec le moins de circulation possible.

Direction le port que nous contournons en empruntant les petites rues commerçantes et c'est là que Jacqueline que je croyais pourtant moins entraînée que les années passées, pose une première mine dans la raide montée vers la citadelle.
En moins de 100 m, ahanant tel un bucheron, je me retrouve à 50 m ! Ca s'annonce bien !
Il est vrai que j'ai, encore une fois, perdu au tirage au sort et que c'est donc moi qui porte toutes les sacoches !

Il est à peine 7 h et çà circule déjà pas mal et pourtant, j'ai pris soin de ne pas rester sur la route nationale pour sortir de Bastia.

Dans une seconde montée, encore en pleine ville, je vais connaître la première frayeur du jour !
Un bus de transport scolaire entreprends de me dépasser alors qu'un terre plein limite la manoeuvre. Résultat, il me frôle au plus près alors que je suis coincé par la bordure du trottoir ! Je n'aurais pas voulu mettre ma main entre l'aile arrière du bus et la sacoche arrière gauche de mon vélo ! Le bus a pris un risque énorme pour tourner à droite 30 m plus loin !
Les Corses que j'avais trouvé si sympas il y a 6 ans ont ils changé ?

Remis de ma frayeur, c'est à son tour Jacqueline qui s'en cause une, en faisant tomber, tout en roulant, sa montre en plein milieu de la chaussée. Plus de peur que de mal, manquait plus qu'elle casse son verre de montre !

Dans la banlieue de Bastia juste après le cimetière, nous prenons à droite, une route beaucoup plus calme, parallèle à la Nationale 193. C'est la D464 dénommée aussi Route Impériale laquelle, Vu notre statut, elle est tout indiquée pour nous !

Notre compagnon de route, Garmin, nous dirige admirablement bien jusqu'au moment où il va se perdre ..... et donc nous aussi ! dans un petit lotissement récemment construit.
La chance veut que le propriétaire d'une maison rentre chez lui en scooter. Intrigué de nous voir dans un tel endroit, il nous interpelle en nous signalant que nous sommes sur une voie sans issue !
Nous bavardons quelques instant avec lui, c'est aussi un cycliste et gentiment il va nous indiquer un autre itinéraire juste à côté. Il nous faudra peut être pousser les vélos pour passer mais devrions très rapidement retrouver notre route impériale.
Après lui avoir fait part de ma mésaventure avec le bus de transport scolaire, cela ne le surprend pas et, il nous conseille donc vivement d'éviter de rouler sur les routes nationales, cela devient de plus en plus dangereux !

Après l'avoir salué, nous suivons ses conseils et, très rapidement, nous arrivons à ...... ceci, c'est beaucoup plus parlant en image !

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Si nous voulons passer, il ne nous reste plus qu'à hisser les 50 kilos du vélo sur ces gros blocs de pierre !

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Pour couronner le tout, des insectes belliqueux vont s'acharner sur les bras et les jambes de Jacqueline lui causant ainsi de vives douleurs et de fortes démangeaisons. Est ce que c'était des guêpes ? Est ce que c'était des abeilles ? Nous ne le saurons jamais même si j'opte plutôt pour des abeilles en me disant que si j'ai été épargné c'était peut être qu'elles avaient reconnu en moi, le gentil petit apiculteur en herbe que je suis devenu !
C'était peut être aussi, les gardiennes de ce barrage !

Quoiqu'il en soit, de l'autre côté des blocs de rochers, la route est tout à fait praticable, pourquoi étaient ils là, nous ne le saurons jamais. Après cette première mésaventure, nous retrouvons rapidement notre Route Impériale.

Voilà 10 kms que nous avons évité la route nationale 193 nouvellement dénommée Territoriale 11.
Tout a une fin, il va falloir la prendre cette territoriale et vu l'intense circulation et la vitesse des véhicules, il va falloir serrer les fesses !

Courageusement, nous nous lançons, la vitesse est limitée à 70 km/h mais les véhicules nous dépassent sans ralentir bien au delà de cette vitesse !
500 m plus loin, cela se gâte, la vitesse n'est plus limitée ! Qu'est ce que cela va être ! Mais, surtout, un vélo sur un panneau rond cerclé de rouge, nous indique que les cyclistes peuvent aller se faire voir ailleurs !
Un chemin part sur la droite, c'est peut être un moyen de s'en sortir. Quelques centaines de mètres plus loin, nous déchantons, le chemin est sans issue !
Nous revenons donc sur la route au moment où arrive un autre cycliste avec des sacoches. Il va à Borgo. Il a bien vu le panneau mais, il interprète à sa façon le code de la route, pour lui, c'est un panneau qui autorise les cyclistes à rouler.

N'ayant pas d'autres solutions, nous prenons le risque de poursuivre sur cette voie. C'est une belle ligne droite et à très fortes pédalées, nous parcourons les 3 kms qui nous mènent au carrefour suivant.
C'est ici que nous allons prendre la D62, route pittoresque pour remonter le Défilé de Lancone, gorge creusée par le Bivenco.
Enfin .... ce devait être ici car, en fait, c'est la D82 et non la D62 que nous avons à droite. Garmin nous a encore joué un tour à sa façon. Nous l'avons bien aidé en parcourant les 3 kms sur la Territoriale avec la frousse aux fesses sans même regarder les panneaux indicateurs.
Cette portion interdite aux vélos jamais nous aurions dû la prendre !
Mais, pas question de retenter l'aventure dans l'autre sens. La D82 rejoint la D62 au Col de San Stefano, tant pis pour les gorges !!!

De suite, la route s'élève à fort pourcentage. Il fait de plus en plus chaud. Durant 8 kms, nous n'allons pas cesser de monter et, comble de malheur, la D82 est passagère puisque c'est la route qui permet de relier le plus rapidement la côte Est à la côte Ouest à Saint Florent. Il y a cependant beaucoup moins de véhicules que sur la Territoriale.

Comme dans Bastia, Jacqueline ne tarde pas à me déposer. Elle a décidément la socquette légère ! Va falloir que je vérifie beaucoup plus sérieusement le tirage au sort pour le port des bagages ! Les années passent et elles aussi commencent à peser !

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Les points d'ombre sont rares. Une fontaine située à mi pente stoppe mon avancée. Il est 9 h du mat et je suis pourtant déjà en surchauffe. Je mets carrément la tête sous l'eau, mes gants servent d'éponge. Quelle est bonne cette eau fraîche !!! Le tee shirt sous le maillot est vite enlevé et il ne ressortira pas des sacoches durant tout notre séjour.

Reprenant notre route, nous continuons de monter. Un bruit de moteur un peu plus fort m'annonce l'arrivée d'un poids lourd. Je serre au maximum sur le côté droit.
En me doublant, le camion qui monte à faible allure, ne se déporte pas, mieux même, il commence à se rabattre alors que la remorque lourdement chargée de graviers est à ma hauteur.

C'est pas possible, ce con là, il le fait exprès !
Entre le revêtement et le bas côté il y a une différence de niveau de 10 à 15 cm, si je fais un écart sur la droite, je glisse et je passe sous les roues de la remorque !
Si je reste sur le goudron, le cul de la remorque va m'accrocher ! Ma seule chance de salut c'est de sauter sur le bas côté en poussant un grand coup de gueule à ce connard de chauffeur corse qui visiblement n'aime pas les cyclistes !
Les conducteurs des voitures qui suivaient le poids lourd, ont eu aussi peur que moi, au moins, s'il m'avait écrasé, j'avais des témoins !

Décidément, la Corse n'est plus ce qu'elle était !
Mais est ce la Corse ? Sur le continent aussi, la cohabitation entre cyclistes et véhicules à moteur est de plus en plus délicate.
Certes, les cyclistes ne sont pas exempts de tous reproches mais, c'est avant tout, un problème d'éducation.
Nous avons roulé en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, en Espagne et dans tous ces pays le cycliste est respecté.
Les français seraient-ils plus cons !!!

En tout cas, en moins de 20 bornes, j'ai manqué de peu d'aller 2 fois au tapis !
Mon tort est sans doute de serrer au maximum à droite tout en gardant ma ligne. Si je montais en zigzagant, peut être que l'on me doublerait plus au large.
Pour rappel, c'est 1,5 m d'écart lorsqu'on double un cycliste. Je n'en demande pas tant sur ces routes tourmentées mais ralentir, me semble être la moindre des choses.

J'ai encore plus de regret lorsque je regarde dans le fond à droite, la petite route du Défilé de Lancone, pratiquement vierge de tout véhicule à moteur.
Pour couronner le tout, la D82 va monter plus haut que la D62. Décidément, nous avons tout faux depuis ce matin !

Après 400m de dénivelé, j'arrive enfin au sommet où Jacqueline m'attends depuis de longues minutes.

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Le Col de San Stefano, où nous devons retrouver la bonne route, est situé beaucoup plus bas. La descente vertigineuse sur une très belle route me parait interminable. Au Pont de Torreno, nous sommes maintenant plus bas que le Col de San Stefano. Après un bon km nous atteignons enfin le col.

Au classement du meilleur grimpeur, Jacqueline a remporté tous les points depuis Bastia, mais, c'était sans compter sur le jury des commissaires lequel étonné (moi ... un peu moins) par ses performances depuis le départ de Bastia, a découvert la supercherie ! Jacqueline chevauche un VAE et comme j'ai pu le constater à mes dépends, le Vélo à Assistance Electrique permet à son utilisateur de beaucoup moins peiner dans les côtes.

C'est un plus qui permet à tout un chacun de pratiquer le vélo sur des routes au profil accidenté.
Durant cet hiver, la randonneuse de Jacqueline a donc subi quelques petites modifications. La roue avant a été changée puisque le moteur se trouve dans le moyeu. Le porte bagage a lui aussi était changé pour pouvoir y insérer la batterie.

N'allez surtout pas croire que l'on pédale sans le moindre effort pour la simple raison que le moteur ne s'enclenche que si l'on pédale.
Enfin, il y a 3 niveaux d'assistance, du niveau 1 au niveau 3. Plus on monte dans les niveaux, plus l'assistance est forte mais, en contrepartie, plus la batterie se décharge.
On peut donc utiliser l'assistance en fonction de sa condition physique et du profil de la route.

En ce qui nous concerne, notre préoccupation c'est de savoir si la batterie va pouvoir tenir toute une journée sans être rechargée sur des parcours plutôt montagneux.
Le moteur pesant 2,5 kg, la batterie 3 kg, avec les divers équipements, la randonneuse se trouve alourdie de 6 bons kilos et sans assistance, c'est ... 6 kilos de plus à trainer !

La solution de repli existe : la mule que je suis, montera la roue avant sur sa randonneuse et mettra la batterie dans une sacoche. Je ne suis plus à 6 kilos près mais, .... je prie pour que cela ne se produise pas. L'avenir va vite nous le dire ....

En haut du col de San Stefano, nous prenons la direction de Murato. Il y a 6 ans, nous avions dans l'autre sens, parcouru le même itinéraire.
La route continue de s'élever régulièrement ce qui nous permet d'avoir une vue, sur la côte ouest et la baie de Saint Florent.

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1 km avant Murato, nous faisons une halte à l'Eglise San Michele, la perle du Nebbio.

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Cette église était en restauration en 2011, lors de notre passage, et c'est aussi, un peu pour cela, que nous y sommes revenus aujourd'hui.

Le site par lui même est déjà extraordinaire avec une vue très étendue sur le golfe de Saint Florent, sur les Agriates et sur les montagnes du Nebbio.
San Michele est une église romane de l'époque pisane. Ses murs très particuliers sont composés de chlorite verte et de calcaire blanc, alternés en damier.
Une frise court sur tout le pourtour sculptée de ciseaux, gerbe de blé, main coupée, pièces. Cette église ayant servi de tribunal, ces symboles sont peut être la symbolique des punitions infligées.

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Autre avantage du site, il y a un petit coin ombragé offrant une belle vue sur la côte Ouest mais surtout, il y aussi, une fontaine et ce sera donc le second shampoing de la journée à l'eau fraiche ! Nous en profitons aussi pour remplir nos bidons, non sans avoir observé un touriste descendu d'un car pour remplir sa petite bouteille d'eau.
Après 5 mn, il était toujours en vie, nous nous sommes donc décidés à avaler goulument cette eau si rafraîchissante sous cette chaleur caniculaire !

Nous traversons Murato sans nous arrêter, contrairement à ce que nous avions fait il y a 6 ans. Le village n'a pas changé, nous oui ... nous avons pris 6 années de plus !
C'est le village le plus important du Nebbio. Pascal Paoli y installa son quartier général.

A la sortie du village, la route va continuer de grimper jusqu'au col de Bigorno.
La route est devenue étroite et surtout, il y a de nombreux secteurs en mauvais état. Après 2 kms, un panneau indique : route barrée à 5 kms !
N'ayant pas d'itinéraire de rechange, nous décidons de tenter l'aventure.

Les châtaigniers et les chênes verts nous offrent, de temps à autre, un peu d'ombre salutaire.
Grimpons nous pour rien ! Un cycliste que nous croisons, nous confirme que nous pouvons passer. Ouf !

Les violents orages du mois de décembre 2016 ont laissé des traces. De nombreux petits torrents ont emporté les routes. Près du sommet du col, les travaux sont en voie d'achèvement mais, 1 mois plus tôt, nous aurions été dans l'impossibilité de passer.

Le sommet du Col de Bigorno est à 885 m d'altitude et même, à cette hauteur, la chaleur est accablante.

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Le versant sud du col de Bigorno est totalement dénudé. Pas question de pique niquer ici, nous devons descendre jusqu'au village de Bigorno où, grâce à Google Earth, j'ai repéré une fontaine qui pourrait être un excellent point de chute.

La descente est particulièrement mauvaise. La route était déjà mauvaise, il y a 6 ans, mais rien n'a changé. Même les vaches sont toujours au même endroit, blotties contre les rochers. Avec cette chaleur, elles vont rotir sur place !

A l'entrée de Bigorno, nous croisons une randonneuse tout aussi chargée que moi. Je suis admiratif devant son courage alors qu'elle aborde, en pleine chaleur, la face dénudée du Col de Bigorno.

La fontaine repérée est bien là. Au fond une margelle va nous permettre de poser nos fesses. Nous avons l'eau à portée de main, reste plus qu'à sortir le casse croûte.

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A une jeune postière qui fait sa tournée en voiture, nous demandons si l'eau est potable. Elle nous réponds que oui. Si elle ne l'était pas, ce serait marqué. De toute façon, même sans cette précision, nous l'aurions quand même bue. Depuis le départ de Bastia, nous avons dû boire plus de 3 litres d'eau chacun !

C'est l'heure d'ouvrir le sac contenant la bouffe.
La boite de sardines a bien supporté la chaleur, le saucisson beaucoup moins, il baigne dans son jus, quant au Cousteron, une seule solution, il faut le manger à la petite cuillière !!!

Après cette pause casse croûte bien méritée, nous reprenons notre route en continuant de descendre tout en traversant les petits villages de Bagnolo et de Campitello entourés de châtaigneraies aux arbres magnifiques dont l'ombrage est pour nous le paradis.

Plus bas, dans une zone plus découverte, le vent s'est levé et cela nous permet de mieux supporter les 37° affichés sur le Garmin !
Nous sommes à flanc de montagne du massif de Stella. Cette montagne offre un décor schisteux, gris avec un rare maquis. Les arbres ont disparu en raison des incendies fréquents qui sévissent dans la vallée du Golo, seuls subsistent quelques chênes liège plus résistants aux feux. Le contraste est frappant avec la vallée du Golo d'un vert étonnant.

Une petite halte va nous permettre de jeter un dernier regard sur la descente du Col de Bigorno et, bien contre bas, sur la vallée du Golo.

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Notre descente s'achève au petit village de Volpajola. Nous sommes redescendus à 370 m d'altitude.

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Pour remonter au village de Scolca, situé à 600 m d'altitude, la pente est très rude avec des passages dépassant les 10%.
Niveau 3 pour Jacqueline et tout petit braquet pour ma pomme !
Par chance, quelques paliers permettent de récupérer et puis, cette petite route vient juste d'être revêtue d'un magnifique tapis, le maire devait savoir que nous allions passer !.

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Pour aujourd'hui, le plus dur est fait ! La fin d'étape va se faire sur un profil descendant en traversant le petit village de Vignale puis en arrivant à Borgo.

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Cette dernière partie de notre itinéraire nous a fait remonter vers le Nord si bien que Borgo n'est finalement situé qu'à une quinzaine de kms de la banlieue de Bastia.
Le vieux village de Borgo est perché sur un promontoire qui domine la plaine, l'étang de Biguglia et la mer.%%M C'est du terrain militaire de Borgo que le 31 juillet 1944, Antoine de Saint Exupéry s'est envolé pour son dernier voyage.

Sans pédaler, nous descendons ensuite jusqu'au village de Lucciana puis, nous arrivons dans la plaine où la chaleur va nous inciter à ne pas trop flâner.

En nous écartant de la route principale et en longeant la voie ferrée qui conduit à Bastia, 4 kms plus loin, nous atteignons notre point de chute, l'hôtel chez Walter située en bordure de route à l'entrée de Casamozza.
C'est un hôtel chic apprécié du personnel navigant en escale et des équipes de foot venues défier Bastia.
Rien qu'à l'idée de dormir dans le même lit que Zlatan, je ne doute pas le moindre instant que je vais passer une excellente nuit !

C'est un hôtel un peu trop luxueux pour nous, heureusement qu'il y a d'un côté la route à grande circulation et de l'autre côté la voie ferrée et une centrale thermique !

Les 2 dames très sympas qui nous accueillent sont admiratives de nous voir ainsi arriver à vélo sous cette canicule alors qu'elles profitent de la clim de l'hôtel.
Ce ne sont pas les premières et ce ne sont pas les dernières personnes qui vont ainsi nous prendre pour des fous !

Elles ont eu la gentillesse de nous réserver une chambres au rez de chaussée avec terrasse où nous allons pouvoir ranger les vélos.
Il ne nous reste plus qu'à passer le reste de l'après midi, à l'ombre, dans le parc de l'hôtel.

Y a plus malheureux que nous !!!!

Ce soir, c'est soirée VIP !!!!

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Tout ceci a un coût. Les boissons. L'apéro, les excellents et copieux repas sur la terrasse, la chambre, les petits dej, nous avons, dès la 1 ère étape, explosé la tirelire.
Demain, nous allons devoir faire les primes !!!!

Ceci étant, c'est un très bon hôtel avec une très bonne table.
D'ailleurs et c'est un signe qui ne trompe pas, l'hôtel affichait complet.

Un seul bémol, la clim était vraiment très forte et ce qui devait arriver arriva, je me suis enrhumé !

L'heure du bilan de cette 1 ère étape a sonné.

Au total 71,6 kms, 1368 m de dénivelé. Côté VAE : Reste plus de 25% d'autonomie. Le niveau 3 a été très peu utilisé.
Côté négatif : La circulation à la sortie de Bastia et sur la territoriale. Les chauffards corses. L'erreur de parcours nous ayant fait louper le Défilé de Lancone. La chaleur avec un pic à 38°. Côté positif : La chapelle San Michele. La montée à Murato et au Col de Bigorno malgré son côté aride. Les petites routes très calmes après le Col de San Stephano. Les villages de Bigorno , Campitello, Volpajola et Borgo. L'ombre des châtaigniers et les sources d'eau fraîche.
Cette étape consistait surtout à nous rapprocher de la Castagniccia que nous aborderons demain.


Carte de notre itinéraire


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Casamozza à Piedicroce_

Corse 2017 - 2 ème étape De Casamozza à Piedicroce

Mercredi 14 juin 2017

On dort très bien Chez Walter même si ce matin, j'ai le nez qui coule !
Saleté de clim !
En plus, depuis la veille, j'ai mal au dos côté droit ! Sans doute le trajet en voiture! Va falloir gérer tout çà d'autant plus que la journée va être montagneuse et la chaleur ne va rien arranger !

Nous quittons Casamozza sur une route à grande circulation. Ce secteur très proche de Bastia s'est fortement développé ce qui s'explique facilement, au Nord de Bastia, c'est le Cap Corse, à l'Ouest c'est la montagne, à l'Est c'est la mer, reste donc plus que le Sud. De nombreuses entreprises s'y sont installées mais aussi de nombreuses petites villes ont vu le jour et bien évidemment, malgré l'heure matinale, il y a déjà pas mal de circulation.

Un petit arrêt à la boulangerie du secteur, juste le temps d'échanger quelques mots avec les locaux, toujours aussi admiratifs de notre, peut être, un peu folle aventure.
Ces échanges vont aussi nous rassurer sur l'état des routes que nous allons emprunter. Normalement; nous ne devrions pas être embêtés.

Heureusement pour nous, nous n'avons que 3 kms pour retrouver une route beaucoup plus calme. Après avoir franchi le Golo, nous entrons dans la Casinca dont on dit que c'est l'un des plus beaux jardins de Corse.
Tout au long de la journée, nous allons longer des terrasses ensoleillées plantées de vignes, d'oliviers et de châtaigniers.
Ce sera aussi la journée des villages perchés sur les rochers ce qui va nous donner de jolis point de vue sur la côte orientale.

Dès le début, notre route tranquille s'élève gentiment vers le village de Vescovato. Nous arrivons en contrebas du village. L'approche du village est impressionnante !
Nous avons l'impression d'être au pied d'une forteresse.
La végétation est abondante, c'est l'un des secteurs les plus arrosés du littoral Corse.

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A notre arrivée, la petite place de Vescovato est animée. Les petits écoliers attendent sagement de rentrer en classe et les vieux du village boivent le café sur la terrasse du petit bar.

Quel changement entre les bruits, la circulation de la plaine et ce petit village calme et tranquille où la vie semble s'écoulait beaucoup plus lentement !
En quelques minutes, nous sommes entrés dans la Corse profonde !

La place est typiquement Corse avec, au centre, une fontaine ornée d'un aiglon.

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C'est à pied que nous parcourons les petites ruelles du village ce qui nous permet de découvrir la maison d'Anton Pietro Filipini, un des chroniqueurs de la Corse. L'immeuble qui date de 1575 est classé monument historique.

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Nous ne quittons pas Vescovato sans avoir rempli nos bidons d'une eau fraîche qui malheureusement ne va pas le rester longtemps !

Nous continuons de grimper en quittant Vescovato ce qui nous offre une jolie vue sur le village.

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Le second village perché que nous allons visiter n'est qu'à 2,5 kms, c'est le village de Venzolasca, lui aussi construit sur une crête. Il ne comprend qu'une seule rue bordée de hautes maisons dominée par l'église de l'Annonciade.

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Depuis l'entrée du village, la vue est bien dégagée sur les monts du Casinca et le village de Loreto Di Casinca que nous traverserons en fin de matinée.
Les monts de la Casinca sont couverts d'une verte végétation de bruyères, d'arbousiers, de châtaigniers, de chênes liège et de chênes verts. Ils ont été en grande partie déboisés durant les siècles derniers pour faire place aux cultures en terrasses. Depuis, les sols abandonnés, sont recouverts de fougères.

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Sorbo, sera le village suivant. A vol d'oiseau, il est tout près, mais pour l'atteindre, il nous faudra parcourir des boucles interminables entre les monts, d'abord en descente, puis en montée.
Comme nous ne sommes pas des oiseaux mais plutôt des pachydermes ankylosés, il nous faudra une bonne demi heure pour atteindre l'église San Petru datant du 15 ème siècle.

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Depuis le parvis de la petite église, dans la brume de chaleur, le petit village de Pinta Di Casinca nous indique notre prochaine étape.

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En contre bas, c'est Venzolasca que se découvre à nos yeux.

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En quittant Sorbo, le village nous apparaît beaucoup plus largement sur le flanc de la montagne.

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Nous quittons Sorbo par une grande descente puis se sera une longue montée avec parfois, de bons pourcentages, pour atteindre, tout là haut, Penta Di Casinca, nid d'aigle perché à 400 m d'altitude.
Là encore, ce village n'a qu'une rue unique que nous traversons pour, en passant sous le porche d'une maison, découvrir un point de vue magnifique sur la plaine orientale.

Nous dominons les villages De Sorbo et de Venzolasca.

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Au dessus, apparait Loreto de Casinca, dernier village de la casinca que nous allons visiter.

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Dans ce village, nous ressentons une nouvelle fois, cette vie tranquille et paisible que semble vivre les habitants du village.
C'est un village où l'on a envie de se poser et c'est ce que nous ferons auprès de la fontaine salutaire qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des assoiffés que nous sommes !
Les 34° sont déjà affichés depuis plusieurs kilomètres.

Nous quittons Penta Di Casinca par une longue descente avec toujours ces boucles interminables qui serpentent dans les divers monts.
Nous sommes presque revenus sur nos pas lorsque nous attaquons, la longue montée de plus de 7 kms vers Loreto Di Casinca.

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Nous sommes remontés à 615 m d'altitude lorsque nous atteignons la grande place ombragée du village.

C'est l'heure de la pause déjeuner, cette place en terre battue est pour nous l'endroit idéal pour pique niquer mais notre préoccupation première c'est de nous désaltérer.
La terrasse du petit bar située en haut de la place va faire notre affaire.
Une Pietra pour moi, une Orezza, eau minérale naturelle corse, pour Jacqueline !
A l'ombre des arbres, nous prenons le temps. Les habitants attendent la boulangère qui d'ailleurs ne tarde pas à arriver. C'est l'occasion d'échanger quelques mots. Evidemment ici, tout le monde se connait.
D'un autre fourgon installé sur la place, des airs de chansons corses agrémentent agréablement l'endroit. Une jeune dame y propose un petit menu simple mais typiquement corse.
Au bar, un autre menu nous est proposé. Devant toutes ces tentations, nous décidons d'oublier, pour aujourd'hui, notre casse dalle et de nous offrir un repas chaud.
Lorsque nous nous adressons au barman du bar, celui-ci nous invite à nous adresser à la dame du fourgon. En réalité, les 2 ne font qu'un, ce n'est pas le même établissement mais, ils se font mutuellement de la pub.
C'est donc, sous les airs d'I Muvrini, gentiment diffusé à notre demande par la jeune patronne, laquelle chantonne sans cesse, que nous allons nous attaquer à la charcuterie corse et aux beignets au brocciu.
Ayant commandé une seconde Pietra au bar pour le repas, lorsque j'ai voulu régler, le jeune barman m'a très gentiment dit que c'était offert par la maison ! Vraiment très sympas les Corses.

Autre attention sympa, lorsque nous avons réglé nos repas, la patronne nous a dit de ne surtout pas partir sans aller voir le belvédère situé tout au bout du village.
Même si nous comptions le faire, nous avons apprécié ces petites attentions qui m'ont fait oublier l'attitude des chauffards de la veille.

Le petit belvédère sous forme de balcon a la réputation d'être le point de rencontre des jeunes amoureux du coin. Nous ne les avons pas vu mais, nous avons découvert un magnifique point de vue sur la Casinca et, un peu dans la brume, sur la plaine orientale

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il fait vraiment très chaud lorsque nous quittons Loreto Di Casinca.
La route continue de s'élever en pente régulière jusqu'aux villages de Silvareccio et de Piano.
Les châtaigniers, les oliviers, les chênes s'étalent sur cette face Sud du San Anghjuli.
Nous sommes, dès lors, dans la Castagniccia ou Castagnitch' comme le prononce les Corses.
Cette région a connu son âge d'or au 17 ème siècle. C'était la région la plus peuplée de Corse grâce aux châtaigniers, l'arbre à pain qui lui a donné son nom.
Aujourd'hui, ceux qui ont choisi d'y vivre ont décidé de reprendre ces activités anciennes, culture du châtaigniers, élevage, ébénisterie et d'en créer de nouvelles liées au tourisme vert.

Après Piano, nous sommes plus à découvert et, sur ce flanc Sud, en balcon, on ressent encore davantage la chaleur même si nous sommes,maintenant, à 737 m d'altitude. Les roches schisteuses qui bordent la petite route sont comme des fours et ici, en plus, les fontaines se font rares.

C'est par une descente que nous atteignons le Col Saint Antoine à 687 m d'altitude, il est situé dans le massif du Monte San Petrone.
C'est ici que se trouve l'ancien Couvent Saint Antoine de Casabianca.
Pascal Paoli a été élu général en chef de la nation Corse à cet endroit, le 15 juillet 1755.
Le couvent est aujourd'hui en ruines après avoir été incendié sur ordre de la République par le conventionnel Salicetti, en 1799.
Comme c'est souvent le cas, en Corse, ce couvent a servi et sert encore de cimetière. Les tombes fleuries au milieu des ruines donnent à ce site un aspect surprenant.

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Une longue descente va nous mener au coeur de la Castagniccia vers La Porta.
Cette région très verte est recouverte de hêtres, de châtaigniers, de chênes.
Plus l'on descend, plus les sous bois sont denses. Ils sont alors composés de bruyères, d'arbousiers, de houx.
Sur cette petite route qui s'enfonce de plus en plus, on ne peut s'empêcher de penser aux incendies et à la difficulté qu'il doit y avoir pour les circonscrire.
Là encore, les orages de décembre dernier ont laissé des traces. Des bouts de route ont été emportés par les petits torrents et nous devons nous montrer prudent, le revêtement n'est pas toujours en parfait état.
Très peu d'habitations dans le secteur où bovins et porcins sont élevés en liberté.

Nous remontons avant d'arriver à La Porta, situé sur les flancs du Mont San Petrone, La Porta est noyé au milieu des châtaigniers mais son campanile baroque de 45 m de haut ne passe pas inaperçu.

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Pendant la Révolution, on retrouve le conventionnel Salicetti qui avant de détruire le Couvent de Rogliano (Il en a détruit des couvents celui-ci !) emporta l'orgue pour la sauver. Il en fit don à La Porta d'où était originaire sa femme.
L'orgue a trouvé sa place dans l'église de La Porta. Nous avons bien vu l'orgue mais Salicetti n'était plus là !

La petite place du village a un certain caractère mais ce qui nous intéresse avant tout, c'est sa grande fontaine qui va nous permettre de passer notre tête sous l'eau. A l'ombre il fait 38° !

Une très longue montée passant par le petit village de Croce, va nous mener au Col de Saint Christophe, à 803 m d'altitude. C'est le point culminant de notre étape.
Par bonheur, la pente de près de 8 kms est régulière et l'essentiel de la montée se fait à l'ombre des châtaigniers.

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Pour nous, l'étape est pratiquement terminée. Il ne nous reste plus qu'à nous laisser couler pendant 5 petits kms.

Après avoir traversé Campana, au détour d'un virage, les vestiges du Couvent Saint François d'Orezza se dressent fièrement devant nous.

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Ce couvent fondé en 1485, ce n'est pas notre ami Salicetti qui s'en est occupé. Ce sont les italiens qui l'ont fait sauter en 1943.
Il a été laissé tel quel et on peut voir encore quelques sculptures qui ont résisté à l'usure du temps.

Il y a quelques touristes sur le site et, au moment, où nous allions repartir, l'un d'entre eux entreprends une manoeuvre plus que dangereuse au volant de sa voiture. Il fait un demi tour à la sortie du virage. Comme c'est loin d'être un expert, il prend son temps.
Arrive une autre voiture dont le chauffeur ne peut pas voir la manoeuvre dangereuse.
Afin d'éviter un accident, d'un signe de la main je préviens l'automobiliste du danger.
C'est une dame et ..... je me fais copieusement insulter. Ce n'est tout de même pas un touriste qui va lui donner l'ordre de ralentir !
Encore une Corse qui en a plein le c.. des touristes !!!

2 kms plus bas, nous arrivons à Piédicroce, terme de notre seconde étape.
L'église Saint Pierre et Saint Paul est superbe. Elle a la particularité d'avoir une façade baroque datant du 18 ème. Elle a aussi, les plus belles orgues de Corse.

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Notre point de chute et l'hôtel Le Refuge d'Orezza, de toute façon, nous n'avons pas le choix, il n'y a que cet hôtel.
Accueil correct, sans plus. Après présentation de la chambre, aucune aide ne nous a été proposée pour monter nos affaires. Pas plus pour ranger les vélos au sous sol dont l'accès par un escalier n'était pas des plus pratique.%% Ceci étant dit, ce n'est pas le luxe de Chez Walter mais c'est confortable.
Il n'y a pas de clim et donc il fait très chaud dans les chambres. 66 euros la chambre avec petit dej. 2 Menus à 20 euros tout à fait correct. Cuisine corse familiale.
En résumé hébergement simple mais tout à fait correct.

Avant le repas, on a décidé d'aller boire un pot au petit bistrot, à l'entrée du village, près de l'église. Le patron nettoie, au jet, le devant de son bar.
Nous nous installons sur des tables installées de l'autre côté de la route mais le patron nous interpelle pour nous dire que c'est fermé. Il n'est pourtant qu'à peine 18 h !
SE ravisant, il veut tout de même bien nous servir. Nous réglons les consos et 2 mn après le patron quitte le bar en nous disant de laisser les verres et les bouteilles sur la table !
Ils font pas d'heures supplémentaires en Corse ! Nous voilà donc devenus les patrons de ce petit bistrot. Le plus drôle c'est lorsqu'un autre couple s'est installé sur une autre table et qu'ils ont attendus vainement d'être servis !
Comme ils ne nous avaient pas salué, nous avons continué à boire sans rien leur dire !

Tout en nous désaltérant, nous avons pu profiter du point de vue sur les monts et les petits villages qui seront notre terrain de jeu du lendemain.

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La personne chargée d'ouvrir et de fermer l'église viendra nous tenir compagnie. Il se lancera dans une grande discussion sur le tourisme mais aussi sur la manière dont, à son avis, les médias parlent trop souvent de la Corse quand il y a des problèmes.
Il en a aussi après ces touristes qui s'arrête pour photographier les vaches ! Pour ces mêmes touristes qui photographient les interventions de l'hélicoptère de secours. A un allemand qui un jour photographiait l'évacuation d'une dame victime d'un malaise, il a pris l'appareil et l'a balancé dans le maquis !
Pas commode le sacristain ! S'il savait que nous aussi, nous avons photographié des vaches et des cochons !

Il était près de 19 h lorsque nous sommes redescendus à l'hôtel pour diner.
Sur la terrasse, 6 hommes prenaient l'apéro.%% Nous avons diné, ils prenaient toujours l'apéro. A 21 h, ils n'étaient plus que 4 et ils prenaient toujours l'apéro.
Notre chambre donnant sur la terrasse, à 22 h, ils prenaient toujours l'apéro.
Sans compter celles qu'ils avaient bu avant notre arrivée, nous avons compté 10 tournées de ricard et de whisky. Pour être honnête,... ils ont quand même mangé..... un paquet de pistaches.
A 22 h 30, la patronne a commencé à éteindre les lumières et ils en redemandaient encore !
Nous étions curieux de savoir comment ils allaient partir !
Le premier est parti à pied, avec son chien, qui lui n'avait pas bu et qui connaissait le chemin !
Le second est parti à vélo en zigzagant mais c'est, peut être, parce que çà montait !
Et les 2 derniers sont partis ...... en voiture !!!!! J'ai prié toute la nuit pour ne croiser, dans les prochains jours, la route de ces 2 chauffeurs au volant d'un 35 tonnes chargé de graviers !!!!

C'est l'heure du bilan.

Au total 65 kms, 1600 m de dénivelé. Une étape musclée. Côté VAE : Le niveau 3 a été très peu utilisé. Il reste à la batterie plus de 25% d'autonomie.
Côté négatif : Néant. C'était une des plus belles étapes de notre parcours.
Côté positif : Tous les villages perchés méritent le détour. Nos coups de coeur Vescovato et Loreto Di Casinca. Le calme de la Casinca et de la Castagniccia. La verdure, les forêts, les châtaigniers centenaires ....Les petites routes tranquilles.


Carte de notre itinéraire


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Piedicroce à Ghisonaccia_

Corse 2017 - 3 ème étape De Piedicroce à Ghisonaccia

Jeudi 15 juin 2017.

Avec l'altitude, la nuit a été fraiche et nous avons donc bien dormi.

A 5h30, nous étions réveillés lorsque tous les chiens du village ont réveillé tous les habitants en communicant entre eux durant un bon quart d'heure.
Et, ils en avaient des choses à se dire !
Enquête menée, il semblerait que ce soit une vache baladeuse qui soit à l'origine de ce petit concert matinal.
Cela ne nous surprend pas, la veille, après le repas, nous avions parcouru les toutes petites rues du village où seuls les piétons peuvent s'aventurer et nous avions découvert devant la porte d'une maison une bouse fraiche à la place du paillasson !

Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre voyage en restant encore un instant dans la Castagniccia.
Nous quittons Piedicroce par une très large boucle qui nous conduit jusqu'au village de Carcheto.
Ceci a le mérite de nous permettre de jeter un dernier regard sur Piédicroce et ainsi, de vérifier que nos amateurs d'apéro ne sont pas déjà installés sur la terrasse.

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Carcheto possède une petite église remarquable, l'église Sainte Marguerite laquelle, par manque de moyens, a conservé en l'état ses peintures du 12 ème siècle. Située 400 m en contrebas de la route, nous avons pas eu le courage d'aller y faire un tour.

Après Carcheto, 4 kms de montée nous attendent pour atteindre le Col d'Arcarota.

Au sommet, joli vue sur Piedicroce et sur les monts de la Castagniccia.

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Le Col d'Arcarota marque la jonction des vallées de l'Orezza et de l'Alesani.
Nous ne verrons pas le petit marché qui réunit les producteurs et artisans locaux qui se tient devant l'Auberge des 2 vallées, à 819 m d'altitude, tous les dimanches de mi juillet à fin août.
Nous aurions profiter volontiers de ces saveurs de la Corse comme les migliacci, d'épaisses galettes, à base de fromage, cuites au feu de bois sur des feuilles de châtaigniers.

Nous quittons le col sur une large route, en faux plat descendant, puis, nous plongeons par de larges lacets vers les villages d'Incinacce et de Pietricaggio.
A la sortie d'une courbe, une manifestation de la gente animalière nous bloque la route !
En prenant garde de ne pas avoir derrière nous, le pseudo sacristain de Piédicroce et ainsi de voir, notre appareil photo disparaître dans le maquis, nous n'avons pas résisté à prendre quelques clichés.
Malgré nos efforts, nous n'avons pas vu de Chéchon, cet animal corse dont je vous laisse découvrir l'origine.

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Reprenant notre descente, à l'entrée du petit village de Casella, nous bifurquons sur la gauche pour descendre encore plus rapidement jusqu'au pont sur le Busso.%%

Nous sommes redescendus à 448 m et en moins de 2 kms, nous allons remonter à 578 m, au village de Valle D'Alesani.
Sur cette pente avec des passages à plus de 10 %. Jacqueline a actionné le niveau 3 et moi .... je suis monté comme j'ai pu !

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Après Valle d'Alesani, la route beaucoup plus large, descend gentiment vers Ortale avant de continuer, en balcon, au dessus de la rivière Alesani qui n'est que la continuité du Busso que nous avons traversé quelques kms plus tôt.

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Sant Andrea Di Cotone sera l'un des derniers villages que nous traversons avant de quitter la Castagniccia.
En prenant plein sud, dans le village, nous allons descendre par une petite route, en très mauvais état, jusqu'au barrage d'Alésani.

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Arrivés au barrage ... il faut remonter de l'autre côté et c'est loin d'être une partie de plaisir ! Les 11 % sont largement atteint et çà dure !
On approche de midi, le soleil tape encore plus fort et l'ombre se fait de plus en plus rare.
Un groupe de cyclistes nous croisent, pas des gestes amicaux, ils manifestent à notre encontre une certaine admiration.
Eux, sont en descente, sur des vélos carbone et ils croisent un fou qui monte une bosse à 11% avec 25 kilos de bagages !

Cette dernière montée n'est qu'un apéro, pour atteindre le village de Linguizetta. Une légère descente et voilà, à nouveau, 4 kms de bosses encore plus raide sur le sommet !
Il est midi lorsque nous entrons dans le village de Linguizetta sans même nous arrêter devant la fontaine pourtant bien ombragée !
Et pour cause, on fonce vers le petit bar .... 2 orezzas, s'il vous plait !

Du village calme et joliment fleuri , nous découvrons un joli point de vue sur la plaine orientale.

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Retour vers la fontaine, pour pique niquer !
Même plus la force de sortir le saucisson du sac !!!

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Le ventre plein, les bidons aussi, nous quittons Linguizetta pour descendre définitivement vers la plaine orientale.
Malgré la brume de chaleur, nous découvrons de beaux points de vue sur la plaine.
La descente est agréable sur une belle route avec de grandes courbes mais, comme c'est parfois le cas en Corse, sur 1 km, la route est, brusquement,totalement défoncée !
Difficile d'en connaître la raison, manque de crédit à moins que le Corse du coin ait détourné le camion d'enrobé pour aménager l'accès à sa propriété !

La descente terminée, à partir de Pianiccia, de longues lignes droites vont nous ramener vers le bord de mer.
Nous sommes surpris de découvrir, une grande région vinicole. Le Château de Pianiccia est le seul domaine viticole corse a porté le nom de château.

Qui dit retour vers le bord de mer, dit, malheureusement aussi, retour vers la route nationale 198 ou territoriale 10.
Nous en retardons l'accès, en prenant une petite route parallèle.
C'est un plus mais malheureusement le secteur n'est pas un des plus propres de Corse. Il a au moins l'avantage d'avoir plusieurs points ombragés ce qui pour nous est loin d'être négligeable. Les 38 ° nous tapent sur le citron !

Après avoir coupé la route qui conduit à Corte et franchi le Tavignano, nous ne pouvons plus reculer, à Aléria, la route nationale nous attend !
Nos craintes étaient confirmées, les cyclistes ne sont pas les bienvenus sur cette route.
La circulation est très intense, dans 2 sens, avec de nombreux poids lourds. Les véhicules roulent vite et surtout, sans se soucier de la présence de cyclistes. Les dépassements se font avec un minimum de décalage quand il y en a ! et surtout sans aucun ralentissement des conducteurs.

Les 13 kms qui doivent nous mener à Ghisonaccia vont nous paraître très longs, dangereux, sans intérêt et sans voir le bord de mer pourtant tout proche.
Seul un arrêt pour acheter des belles cerises à un producteur local va agrémenter cette partie de notre parcours et encore ... nous avons certainement payé les 500 g de cerises pour le prix d'un kilo !

Les lignes droites sont interminables. Ils nous tardent de voir les premières maisons de Ghisonaccia !!!

C'est enfin chose faîte mais, même dans la ville, il faut être prudent !.

Nous posons les sacoches à l'hôtel A Casa Di Maria Cecilia.
Accueil très sympa du patron. Les chambres sont très confortables et calmes. Nous allons passer un très agréable séjour y compris lors du repas pris dans l'arrière cour ombragée où nous avons apprécié l'assiette Anghjulina. Félicitation à cette jeune chef pour ce plat typiquement Corse.
Une petite liqueur offerte par la maison. Une serveuse très agréable. Que du bonheur !

Après avoir pris possession de la chambre, nous faisons une petite visite dans la ville. Nous n'allons pas en garder un très grand souvenir.
D'une part, il fait encore plus chaud à pied qu'à vélo et d'autre part, çà bouchonne sur la route nationale qui est aussi la rue principale de la ville.
Nous nous sommes donc contenter de faire quelques courses au Centre Leclerc mais, nous aurions dû mettre notre doudoune et notre passe montagne.
40 ° à l'extérieur, à peine 20 à l'intérieur !!! Voilà qui ne va pas arranger mon rhume !

C'est l'heure du bilan.

Au total 89,5 kms, 1106 m de dénivelé. Une étape très longue mais avec 40 derniers derniers kms avec un profil descendant..
Côté VAE : Malgré la distance aucun souci pour la batterie.
Côté négatif : Le final dangereux sur la route nationale. Le peu d'intérêt de la ville étape et des derniers kms.
Côté positif : La fin de la traversée de la Castagniccia. C'était une étape touristique au départ puis c'est devenu une étape de transition sur le final afin de nous rapprocher de la montée vers les Aiguilles de Bavella.


Carte de notre itinéraire


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Ghisonaccia à Sainte Lucie de Tallano_